2009/10/27

MONDO*TV 2.0



Le Festival MONTPELLIER à 100% présente dans le cadre de son BRUNCH POUR TOUS!

MONDO* TV 2.0 ("^..^")

Pour accompagner le brunch du 100%, une sélection vidéo 100% mondo 2.0*. Dans l'élan de l'explosion de la bulle publique et médiatique, une génération spontanée de créateurs bidouilleurs en tous genres s'est engouffrée dans la brèche technologique ouverte par internet. Exhumant documents rares, vidéos expérimentales oubliés et séries B désuètes, ils sont mémorialistes précieux. Triturant la matière spectaculaire, s'amusant des contraintes techniques et diffusant en toute liberté sur la toile, ils deviennent parangons d'une certaine modernité créatrice. Des toutes dernières videos de la Demoscene (cette scène d'artistes-programmeurs s'ancrant dans les cultures urbaines) aux vieux spots publicitaires surannés vantant les technologies de demain, en passant par des mash-ups iconoclastes, pocket films et autres expériences explosives, petite plongée environnementale (6 combos épars diffuseront en ambiance pendant le brunch) au coeur d'un cyclone en bouffée d'air frais, option libre circulation des idées.

*le cinéma mondo est apparu à la fin des années 50 et a connu son heure de gloire dans les années 60. précurseurs de la vague actuelle des documenteurs, les films mondo orchestraient un étrange ballet entre réalité et fiction pour dépeindre (avec un complaisance jubilatoire) les travers les plus bizarres, les plus horribles et les plus drôles de l'humanité. l'idée du mondo 2.0 est qu'avec internet, chaque écran connecté devient une fenêtre sur un plateau télé mondo, mondiale et participatif. MONDO* TV 2.0 ne propose que d'organiser temporairement un flux.

ADDENDUM PARTICIPATIF
> si vous même bidouillez ou disposez de vidéos rares ou inconnues présentant un quelconque intérêt, n'hésitez pas à nous contacter:) nous nous ferons un plaisir mondophile d'y jeter un oeil et de les diffuser, le cas échéant.


Maison Pour Tous Voltaire - Montpellier
de 11h à 17h - Dimanche 08 novembre

2009/10/09

And Now A Message From Our Sponsor



Compaq est fier de vous présenter sa toute nouvelle machine, fleuron de l'industrie informatique actuellement en plein boom (et nos analystes ne savent franchement pas jusqu'où ce grand bond technologique va aller de l'avant!).



L'amateur de nouvelles technologies ("Jamais sans mon walkman":), pour apprécier d'entrevoir le Futur, devra toutefois oublier un VRP pas toujours très collaboratif...



...même si l'on reconnait que le VRP en question fait des efforts...



C'était un message de notre sponsor (et ne bougez pas trop loin, car si le Capitaine semble ailleurs, délaissant les muses du message à caractère informatif, Le Veilleur et l'Archiviste s'affairent dans nos bureaux de la propagande terrifiante. More infos coming soon, comme dirait Rupert Murdoch)

2009/09/28

(Just One Of) The Most Beautiful Posters Of The World:)

Note de service du Veilleur - 28 septembre 2112 - Galaxie 500:)



Japan Strikes Back! une affiche tout bonnement hallucinante pour Evil Dead III. affiche qui a l'immense mérite de mettre en évidence le jeu pop orchestré par Sam Raimi, même si les boîtes de Bruce Campbell Soup sont graves abusées:) L'armée des ténèbres ne s'en est pas remis. Mouhahahahhahaahahahaahahaaa!!!!

et si vous voulez percer les mystères de l'Empire du Soleil Levant, une seule adresse, Drink Cold:)

2009/09/19

Meat Grinder de Thiwa Meyathaisong



Si la Corée du Sud, via des oeuvres tapageuses et boursouflés comme celles de Park Chan Woo (et hop, ça, c'est réglé), tient le haut de l'affiche en matière de cinématographie asiatique, la Thaïlande est loin d'être à la traîne, puisque qu'entre deux Art Of The Devil et un Tony Jaa, pointe ce Meat Grinder sacrément osé et carrément politique.



Premier film de son réalisateur, Meat Grinder confirme que la jeunesse turbulente thaï a de folles envies d'en découdre et ne s'embarrasse d'aucune bienséance pour asséner ses vérités. Car souffle sur cette production le vent charmant et libertaire de la Catégorie III chère à la vieille Hong Kong, soit ces films interdits au moins de 18 ans pour cause de sexe et de violence plus qu'explicites, du temps de l'ancienne colonie britannique. Et on retrouve dans Meat Grinder plus que les débordements graphiques du genre puisque le film thaï va jusqu'à emprunter l'argument culinaire du Untold Story d'Herman Yau, où l'immense Anthony Wong servait aux clients de son restaurant les victimes de ses exactions meurtrières. Mais là où Herman Yau faisait de son anti-héros l'expression anarchisante d'un ras-le-bol sociétale globale, le principe actif du dérèglement, Thiwa Meyathaisong emprunte une voie plus contrite et douloureuse, puisque son héroïne apparaît comme la somme d'une violence sociale au quotidien. Bourré d'une empathie, à l'égard de son monstre si humain, qui pourra en déranger certains (qu'ils ne s'inquiètent pas, c'est fait pour), Meat Grinder ne fait certes pas dans la dentelle (les quelques scènes d'équarrissage tombant plus que sèchement), mais cache une mécanique faite de montage alterné et de multitemporalité plus qu'élégante, paysage mentale teinté d'animisme et de barbarie de proximité. Et ce n'est pas la conclusion en forme d'avertissement morale (sonnant comme un mot rassurant à l'intention des investisseurs...) qui viendra atténuer la noirceur totale de cet outrage pelliculaire salutaire, noirceur signifiée en un seul plan au coeur du film. Là, dans un noir et blanc granuleux, Bood la Meat Grindeuse en chef se tient en contre-jour et immobile face à deux proies attachées et se vidant de leur sang. Pendant presque une minute d'éternité et dans le silence le plus total, Thiwa Meyathaisong donne à voir la rage la plus sourde, la colère la plus rentrée et le désespoir le plus prégnant. Charmant, quelque part.